Peu de sujets dans l’actualité des finances locales peuvent prétendre rivaliser avec la réforme de la Taxe Professionnelle. Les « emprunts toxiques » parviennent à s’extraire de ce contexte.

 

La récente analyse de la dette de la Communauté Urbaine de Lille a bénéficié d’une large couverture médiatique : les principaux quotidiens se sont précipités dans la brèche ouverte pour stigmatiser encore un peu plus les abus et manquements des établissements de crédits.

 

Plusieurs remarques concernant cette diffusion :

 

- A aucun moment, les extraits du rapport ne font référence à des produits toxiques. Seuls des (produits hautement spéculatifs qui varient en fonction d’indice exotique ( sic)) sont évoqués.

 

- Certains articles se révèlent particulièrement toxiques pour l’information du public :

o Ainsi l’article du site internet Capital.fr du 13/10/2009 « Lille joue sa dette sur les marchés financiers) évoque un encours d’environ 1 500 milliards, soit un montant proche de dette de la France, « au sens de Maastricht »INSEE, pour le deuxième trimestre 2009 à 1 428 milliards d'euros). (estimée par l'

o L’article du Monde.fr «  La communauté Urbaine de Lille, nouvelle collectivité locale à être protégée par des emprunts dits « toxiques » lui confond l’encours à part variable (813,5M€) avec l’encours total (1 500 M€) !!!!

 

Ces deux articles témoignent parfaitement des difficultés de compréhensions rencontrées par le grand public face à ces mécanismes financiers complexes.